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CHRONOLOGIE |
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Une seule pièce de ce genre avait été jouée à l'époque : "Les deux reines " de Legouvé avec quelques morceaux de musique de Gounod. Carvalho souhaitait renouveler l'expérience. Alphonse Daudet venait justement de lui apporter une pièce émouvante et pittoresque. Et il connaissait un jeune musicien, Grand Prix de Rome, Georges Bizet qui, déjà, avait témoigné, dans plusieurs partitions, d'une richesse mélodique et d'un sens du théâtre dont quelques amateurs avaient été frappés : "Les pêcheurs de perle", "La jolie fille de Perth", "Djamileh". Porel confie L'Arlésienne au jeune musicien. Quatre mois plus tard, la partition est achevée. L'harmonie est parfaite entre l'inspiration d'un dramaturge et celle d'un musicien. Un morne silence salua les artistes puis il y eut des sifflements. L'incompréhension était totale. La pièce n'atteignit pas sa trentième représentation. Bizet en appela aux vrais amateurs de musique : un mois plus tard, il réussit à faire jouer sa partition chez Pasdeloup. Les années suivantes, chez Colonne et au Conservatoire. Chaque fois, elle fut acclamée par les mélomanes mais le compositeur resta très marqué par son échec populaire. Quelques jours après l'échec de la pièce au "Vaudeville", Alphonse Daudet envoya la brochure du spectacle à Coquelin avec une dédicace : "A Constant Coquelin, un Pas- de -Veine". Il dit qu'il n'écrira plus pour le théâtre. "Bizet et moi pensions nous noyer avec des colliers de pierreries." |
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