LA GUARDIA

Partie intégrante du système scolaire de New York, l'Ecole de Fiorello H. La Guardia offre à 2400 étudiants, des cours relatifs à tous les Arts : Chant, musique, art dramatique, Beaux Arts, ou encore Histoire de l'art

Les adolescents respectent un calendrier strict, combinant rigueur professionnelle, formation aux arts et enseignement des matières générales.

La Guardia, première Ecole d'Arts fondée par le gouvernement américain, est aussi un modèle du genre pour les écoles britanniques, telles que la Brit School ou encore l'Ecole des Arts de la Scène créée par Paul Mac Cartney.

Tout commence en 1936, lorsque le Maire de New York, F.H.La Guardia, fonde la Grande Ecole d'Arts et de Musique qui fusionnera plus tard avec l'Ecole des Arts de la scène.

En 1984, l'école investit un bâtiment de neuf étages en plein coeur de Manhattan, abritant une salle de concert de 1100 places et un théâtre de 500 places.






" Si vous réussissez ici, vous réussirez n'importe où ! Mais cela nécessitera beaucoup de travail et une discipline de fer ".


LE POUVOIR DE LA MUSIQUE, DE LA DANSE ET DE L'ENERGIE.


Un seul mot d'ordre : "La gloire coûte cher, et vous n'êtes qu'au début de vos peines."

Ambition et espoirs sont grands, et même souvent trop grands pour certains.

De Silva est connu pour être le père de "Fame". Et bien qu'ayant vendu les droits du film à la MGM, il a mis un point d'honneur à garder ceux du spectacle.

"J'ai toujours su que j'en ferais une comédie musicale" dit De Silva. Et il fallut dix ans pour mener le spectacle à maturation.

De Silva développa cette idée, alors qu'il était encore étudiant et durant sa brève carrière d'enseignant. Cet intérêt vient de sa conviction dans une pédagogie de l'Ecole où l'expérience de la vie, et pas seulement l'apprentissage par les livres, est prépondérante dans l'éducation.

"J'ai toujours pensé que le plus important est de quitter son quartier pour une école supérieure qui vous spécialise dans un domaine pour lequel vous êtes réellement doué, informatique, arts de la scène etc ..." dit De Silva. L'idée de base de De Silva était de suivre une poignée d'étudiants venant de tous horizons (origine et milieux différents), durant leurs quatre années d'études.

Il pressentait qu'associer les adolescents de New York, riches ou pauvres, noirs ou blancs , donnerait à l'histoire tout son piment.

"Ecrire cette comédie musicale m'a procuré beaucoup d'émotion. Le fossé est grand, entre l'innocence et la naissance de jeunes artistes qui s'ouvrent à leur destinée et ce qui les attend. Ce qui doit passer la rampe, c'est l'énergie, à travers la musique et la danse."



De Silva rêve que le spectacle soit interprété dans toutes les langues : "Il porterait un message universel. FAME offre à un grand spectacle mais fait également le constat social de valeurs essentielles telles que fuir la drogue, travailler dur pour aboutir à l'excellence et au talent."

FAME entraîne aussi le public dans cette voie : il ressort conscient de la force que dégagent le travail, l'esprit d'équipe et partage la même aventure, en osmose avec les artistes.

De Silva déclare : "la musique et la danse sont ici les deux choses qui nourrissent l'âme de la vie. C'est pourquoi la Gloire est si importante."

Si plus de 15 000 adolescents frappent à la porte de l'école chaque année, seuls quelques uns parviennent à y entrer.

Les étudiants arrivent des cinq districts de New York, toutes tendances ethniques et culturelles confondues, représentant la diversité de la ville.

L'année dernière, huit cents nouveaux étudiants ont été admis; certaines années ce nombre n'excède pas six cent cinquante.

L'admission est basée sur une audition suivie d'un examen général. Les étudiants ne doivent leur réussite qu'à un seul facteur : le talent.

Et seuls les élèves les plus talentueux, bénéficiant d'un don spécifique dans leur domaine, ont un avenir dans le show business.



De nombreuses stars en ont été les élèves : Al Pacino, Liza Minnelli ou Janet Jackson, Max Frankel, rédacteur en chef du New York Times, l'écrivain Erica Jong, Helen Slater, Ben Vereen, Eartha Kitt, Peter Yarrow, le chanteur du groupe Peter, Paul and Mary, le violoniste Pinchas Zinkerman ou encore la cantatrice Catherine Malfitano...

Autant de stars aujourd'hui reconnues ayant fait leur preuve au sein de l'école.



Les écoles d'art dramatiques anglaises sont, dit-on, les meilleures au Monde.

Un simple et rapide regard sur les acteurs formés au fil des ans nous en donnent un témoignage : Laurence Olivier, John Gielgud, Dorothy Tutin, Anthony Hopkins, Vanessa Redgrave, Jonathan Pryce, Julie Walters, Ian McKellen, Judi Dench, Kenneth Branagh, Maureen Lipman, et aussi ... Fred Astaire.

Pour survivre, sont indispensables :

Une résistance d'athlète,

Une sensibilité à fleur de peau,

Etre en acier inoxydable,

Une mémoire d' éléphant, une large culture générale et un vrai sens de l'humour,

Les connaissances d'un expert-comptable,

Les manières d'un parfait gentleman,

La voix de Pavarotti et les jambes de Noureev,

Un compagnon dans la vie digne d'un Saint,

et par dessous tout :
un talent d'enfer !

FAME signifie reconnaissance, le fait d'être célèbre.

FAME a "un prix à payer pour y accéder", selon Jerome Escow, Principal de La Guardia.

Il aura fallu plus de cinquante millions de dollars pour construire l' immeuble qui jouxte le Lincoln Center, le Metropolitan Opera, l'American Ballet Theatre et le New York City Ballet.

Tous veulent devenir artistes, danseurs, chanteurs, acteurs, écrivains ou musiciens.

La fameuse devise de l'école, résume l'état d'esprit de cette institution : "Nous voulons que vous soyez les meilleurs, la gloire vient après".

La gloire viendra plus tard, comme le prouvent aujourd'hui toutes les stars "sorties" de cette école.

Se produire sur scène ou tourner dans un film ou une série est interdit avant la dernière année, au risque d'être renvoyé. Seuls les étudiants en fin d'études peuvent passer des auditions afin de permettre la rencontre de producteurs ou de directeurs de casting.

Beaucoup d'étudiants sortant de l'école trouvent une place dans le métier, ou deviennent professeurs de danse ou de théâtre dans une grande école américaine, équivalente à celle qu'ils viennent de quitter.

Les auditions des nouveaux arrivants sont souvent supervisées par les élèves des classes supérieures. La procédure d'entrée fait monter l'adrénaline, la tension est énorme. Les 13 et 14 ans doivent passer un examen et un entretien qui les conduisent jusqu'à l'audition.

Ensuite, ils poursuivent par des improvisations théâtrales, des enchaînements de scène ou de pas de danse jusqu'à l'admission finale.

Aucune admission n'est consentie avant de savoir ce qu'ils peuvent accomplir... 99 % des élèves de La Guardia sont reçus.

Cette école est incroyablement bien équipée : son propre théâtre adapté pour le théâtre, la danse ou la musique, grâce à plusieurs scènes modulables et une salle de concert. L'équipement électronique, dont les élèves assurent la maintenance, et les studios d'enregistrement et de répétitions représentent plus d'un million de dollars.

Mais il ne faut pas croire que seuls les métiers artistiques y sont enseignés. Les matières générales font aussi partie intégrante du programme. Et le niveau de l'enseignement général est plutôt élevé. L'idée de combiner enseignement artistique et général, n'est pas une idée neuve et unique à New York. L'école de La Guardia, si elle reste la plus célèbre, n'est pas la seule en ce domaine.

Notamment en Angleterre, où l'enseignement artistique est également très complet . L'entrée y est autorisée dès l'âge de six ans.

Ces écoles forment, bien sûr, des artistes, mais elles préparent également à mener sa vie selon des règles et une conscience hors du commun. La discipline et la rigueur sont étroitement liées à la pratique d'un art, c'est entendu, mais c'est aussi une formidable manière de vivre. C'est pourquoi, ces jeunes élèves qui représentent si bien FAME, sont aussi joyeux qu' enthousiastes, énergiques et sportifs, et si ouverts à la vie extérieure.

Ils le doivent principalement à l'énergie qu'ils ont dû déployer et au talent qu'ils ont su développer.

Bref, ils ne le doivent qu'à eux-même...