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L'une des plus grandes comédies musicales filmées des années 1950, Seven brides for seven brother, est surtout restée dans les mémoires pour l'originalité de son scénario - sept pionniers rustauds apprivoisés par sept jeunes femmes -, sa musique délicieuse, ses chansons entraînantes et la chorégraphie pleine de vitalité qu'amenait cette histoire inhabituelle et qui s'intégrait parfaitement à la structure du film. Plus de quarante ans après sa première projection, en juillet 1954, elle demeure un classique de ce qu'Hollywood en général, et la Metro-Goldwyn-Mayer en particulier, savaient offrir au public.
On est d'autant plus surpris du peu d'intérêt que lui témoignèrent les dirigeants des studios, qui la jugèrent moins attractive pour le public que Brigadoon, avec Gene Kelly, ou Rose Marie, deux films sortis la même année et qui, malgré des budgets beaucoup plus importants, firent aussi beaucoup moins d'entrées. Seven brides for seven brother, un dada du producteur Jack Cummings, trouvait son improbable origine dans un épisode de l'histoire romaine, l'enlèvement des Sabines raconté par Plutarque. En 1940, Stephen Vincent Benét en avait tiré une nouvelle : The Sobbin' Women (Les Sanglots des Sabines). Pensant tenir là la trame idéale d'un grand spectacle à Broadway, l'auteur et metteur en scène Joshua Logan avait pris une option sur les droits du livre, mais le projet dormit pendant plusieurs années, et rien ne se fit. À l'expiration des droits, la MGM acheta l'histoire 40 000 dollars et chargea Cummings de la production. |