Isabelle
Ferron
Une énergie qui saute aux yeux, une curiosité insatiable,
un regard sur la vie direct et plein d'humour: Isabelle Ferron fait
partie de ces comédiennes a la personnalité marquante.
Et qui sait tout faire. Jouer la comédie, chanter, danser. Isabelle
Ferron a grandi près de Poitiers. Des le collège, elle
pratique le théâtre amateur et fréquente le Conservatoire
régional. Percussions, piano. Huit ans de chant lyrique. Mais
la vie en décidera autrement, l'emmenant plutôt vers le
théâtre musical. A Paris, des la fin de sa formation théâtrale
chez Perimony, elle enchaîne les rôles. Avec Niels Arestrup
dans La sorcière, de Tchekhov, puis La cantatrice chauve, de
Ionesco, le Prince Travesti, de Marivaux, mis en scène par Guy
Shelley, ou Salade de nuit de Christian Dob.
En 1992, dans la magnifique production de la comédie musicale
les Misérables, de Boublil et Schönberg, montée
a Mogador par la Royal Shakespeare Company, Isabelle Ferron joue la
méchante fille de I'usine et sert souvent de doublure a Fantine
et Cosette. Neuf mois de bonheur sur scène. Déjà,
le goût de la comédie musicale.
Avec la rencontre avec Roger Louret, les choses s'accélèrent:
La Java des mémoires, puis Les années Twist
où elle joue àla fois l'institutrice revêche et
la mère, révèlent Isabelle Ferron au grand public.
Plus de trois ans de succès sur les planches.
Isabelle enchaîne avec Passe Muraille, adapte par Didier
von Cauwelaert et Michel Legrand, tout en faisant ses débuts
au cinéma. On la voit dans Pédale douce et dans
Le pari, M. Naphtaly. A la télé, également
dans Chercheur d'héritier, de Patrice Martineau. Elle
rêve de tourner pour Bacri et Jaoui et d'être mise en scène
par Jorge Lavelli.
Une vie bien remplie, pensez vous ? Pas pour Isabelle Ferron, qui réussit
a passer une licence d'études théâtrales en plus
a I'université. " Pour obtenir des clefs de lecture de I'univers
dramaturgique, dit-elle. Comment comprendre Shakespeare quand on ne
sait rien de la politique de son époque ? Sans savoir, on survole.
Connaître, c'est complexe et génial. Notre instrument de
travail, c'est notre corps, bien sur; mais c'est aussi la tête
" Impossible de s'y tromper, les comédiens fétiches
d'lsabelle Ferron ont la tête bien faite : Dominique Blanc, Al
Pacino, Judith Magre, Julie Andrews, Merryl Streep, Daniel Auteuil.
L'an 2000 propulse Isabelle dans Roméo et Juliette, le
spectacle de tous les
records, elle y interprète Lady Capulet, la mère de Juliette.
Avec "Y a-t-il un magicien dans la salle ?" elle décroche
un rôle de première importance.
" Je suis la fée Viviane, ex-femme de Merlin, qui cherche
a lui voler ses pouvoirs. Je suis possédée par le démon,
pas vraiment méchante, mais bizarre. Folle dingue ; J'adore !
Et puis je chante, quel bonheur!"

Benoît
Allemane
"Je ne vois que toi pour le rôle de Merlin ". Un jour,
dans sa loge du théâtre Marigny où il jouait Coupable,
non coupable, de Robert Hossein, Benoît Allemane trouve ce
petit mot signé Gérard Louvin. Le producteur connaît
bien les talents du comédien, il avait produit Le tombeur,
de Robert Lamoureux, ou Allemane tenait le rôle du mari. L'idée
d'incarner l'enchanteur Merlin enchante illico notre homme. Qui se rue
sur Internet et dévore les sites consacrés à cette
figure de légende. Il est incollable. Son oeil pétille,
son sourire irradie le visage de ce grand comédien, plus souvent
habitué à la tragédie qu'à la comédie."
C'est la première fois que je joue un fantaisiste, la nouveauté
me ravit. Vous savez, je fais mon métier sérieusement
mais ce n'est pas un métier sérieux !" Benoît
Allemane se régale. Et quand il évoque la séquence
de "Y a-t-il un magicien dans fa salle ?" ou il est
transformé en poisson rouge, il rosit de joie. " Quand on
voit les numéros, dit-il, on perd quarante cinq ans d'un coup.
Il faut prendre ce spectacle comme une fête. Dehors, les cartésiens
! Que les gens sortent heureux, c'est notre boulot. Cela dit, tenir
ce rôle n'est pas facile. C'est très technique. On fait
partie d'un ensemble, il faut de la concentration, sinon le train déraille."
Benoît Allemane, grand baraqué, visage chaleureux, voix
reconnaissable entre mille, est un des piliers du théâtre
français depuis belle lurette. Nancéen, il a débuté
à Strasbourg puis à la Comédie de l'Ouest. Il a
tout joué, Claudel et Racine, Dickens, Giraudoux, Rabelais et
Shakespeare. On l'a vu dans des productions de Robert Hossein: Marie-Antoinette,
La liberté ou la mort, et l'inoubliable Angélique.
Pour la télé, Jean Christophe Averty lui a souvent fait
appel, comme Hervé Baslé ou Marc Angelo. On l'a vu également
dans Julie Lescaut. Au cinéma, il a joué dans Mado,
de Claude Sautet et dans Mon père ce héros, de
Dauzier...
Sa voix magnifique et très particulière lui a permis d'être
conteur pendant cinq ans sur RMC. Il double l'acteur américain
Morgan Freeman.....et tous les jeunes spectateurs enchantés reconnaîtront
derrière la voix de Merlin, celle de Babar ou de Baloo de leurs
dessins animés favoris...

Eric Périssé
" Si les gens ne rient pas, ce sera que j'ai mal fait mon boulot!
"Eric Périssé incarne Théo, I'assistant de
Merlin, un peu benêt, un peu maladroit, bon fond mais agaçant;
I'élément perturbateur qui fait tout capoter quand les
choses risquent de devenir sérieuses. " Je suis un peu le
Gaston Lagaffe du spectacle " se réjouit Périssé,
de ce rôle très physique. Très belle gueule, jolis
yeux, beau sourire, ce Toulousain de 25 ans, débordant d'énergie,
charmeur en diable, ne parle pas de magie mais d'effets spéciaux.
Question de génération.
Fasciné, obsédé même, par le cinéma
(il parle de " dépendance ") depuis sa tendre enfance,
Eric fait du sport et dévore plusieurs films par jour et cela
depuis des années au lieu de s'appliquer au lycée. Eric
tire un coup de chapeau sincère a ses parents qui ont tout de
suite compris, et lui ont offert la chance de se consacrer à
sa passion.
A Paris, après des cours de théâtre, il se lance
dans le café théâtre et vit de figurations de doublages,
II écrit Peter Pan, un sketch pour Les coups d'humour sur
TF1. il se fait remarquer et le conduit aux auditions de "Y
a-t-il un magicien dans la salle ?" Théo, c'est lui. Et
ce n'est qu'un début.